Classement de la plainte
Le parquet de la Cour d'Appel de Fès a classé une plainte récente contre Abdelouahed El Ansari, président du conseil régional de Fès-Meknès. Cette décision a été rendue publique lundi dernier, après une analyse approfondie du dossier et des documents fournis.
Accusations portées
Les accusations portaient sur des soupçons de :
- Abus de pouvoir
- Conflits d'intérêts
- Détournement de fonds publics
Obstacles juridiques à l'enquête
Cependant, le Procureur Général du Roi a identifié un obstacle juridique empêchant toute enquête. Il a invoqué les nouvelles dispositions de l'article 3 du Code de procédure pénale.
Cette disposition limite la compétence pour traiter les affaires de malversations financières publiques aux institutions spécifiquement habilitées par la loi, telles que :
- La Cour des Comptes
- Les inspections générales
Ces institutions doivent émettre des rapports officiels pour initier des poursuites.
Contexte et précédents
Le classement de cette plainte intervient après un précédent similaire en avril 2026. À cette occasion, une plainte antérieure contre le même élu avait été rejetée sur la même base légale. Les deux dossiers ont été jugés irrecevables en l'absence de saisine formelle des instances de contrôle compétentes.
Réactions des observateurs
Les observateurs soulignent que cette décision ne valide ni n'infirme les allégations. Elle reflète plutôt l'application stricte des procédures encadrant les enquêtes sur les finances publiques, qui ont été récemment modifiées pour renforcer les garanties procédurales.
Malgré ces développements, le conseil régional poursuit ses projets d'infrastructure et d'investissement dans la région, tandis que les discussions sur l'amélioration de la transparence et la responsabilisation des gestionnaires publics restent ouvertes.