Pertes financières des éditeurs
Les éditeurs de manuels scolaires marocains subissent des pertes financières en raison du nouveau modèle économique imposé par les écoles pionnières. Relégués à des fonctions d'impression et de distribution, certains éditeurs vendent des ouvrages à 9 DH, 15 DH ou 17 DH tout en supportant les coûts de production, de stockage et de logistique.
Cette réforme, initiée à la rentrée 2025-2026, a provoqué des ruptures d'approvisionnement et une baisse drastique des prix, mettant en péril la filière du livre scolaire.
Problèmes d'approvisionnement
- Un manuel de français affiché à 4,05 DH reste introuvable dans les librairies, obligeant les parents à multiplier les déplacements pour l'acquérir.
- Le Conseil de la concurrence a été saisi pour analyser les pratiques commerciales liées à ce modèle.
- Les maisons d'édition traditionnelles dénoncent un déséquilibre économique causé par la centralisation des achats par les établissements pilotes.
Tensions et conflits structurels
Les tensions entre les acteurs du secteur révèlent un conflit structurel. Les éditeurs, désormais exclus de la conception, peinent à maintenir leur rentabilité face aux contraintes logistiques et aux marges réduites.
Cette mutation profite aux familles grâce à des prix plus accessibles, mais menace la pérennité d'un secteur historiquement centré sur l'édition scolaire.