Appel à la modification de la loi n° 08.12
Quatre organisations représentant les médecins et cliniques privées au Maroc ont lancé un appel conjoint pour modifier la loi n° 08.12 régissant l'Ordre national des médecins. Cette initiative vise à :
- Accélérer l'élection des instances de l'Ordre national des médecins.
- Renforcer le rôle de l'Ordre dans la réforme du système de santé.
- Généraliser la couverture sociale.
Détails de l'initiative
Le Rassemblement syndical national des médecins spécialistes du secteur privé, le Syndicat national des médecins du secteur libéral, le Syndicat national de la médecine générale, et l'Association nationale des cliniques privées ont publié un communiqué détaillant cette initiative.
Selon le texte, cette démarche s'aligne sur les orientations royales pour :
- Étendre l'accès à la santé.
- Instaurer une équité territoriale dans le secteur.
Problèmes d'élections et de réformes
Les signataires soulignent que l'absence prolongée d'élections au sein de l'Ordre national des médecins, liée à l'attente de la révision de sa loi, entrave sa capacité à soutenir les réformes en cours. Ces réformes incluent :
- La mise en place des Groupements sanitaires territoriaux.
- La décentralisation avancée.
Recommandations de l'assemblée générale
Une assemblée générale réunissant plus de 400 médecins le 16 juin a permis d'adopter des recommandations adressées aux autorités. Parmi celles-ci, une demande au Roi Mohammed VI pour désigner le président ou la présidente de l'Ordre national des médecins.
Une autre proposition prioritaire prévoit un système d'élection catégoriel, réservant la moitié des sièges au secteur privé, qui compte 17 000 professionnels sur les 32 000 médecins nationaux.
Le collectif exige également que le paiement des cotisations d'adhésion soit une condition obligatoire pour voter, se présenter aux élections ou bénéficier pleinement des droits liés à l'appartenance à l'Ordre. Cette mesure, selon les signataires, renforcerait la solidité des institutions professionnelles et leurs ressources financières.
En matière de gouvernance territoriale, les organisations réclament une autonomie accrue pour les conseils régionaux, leur permettant de gérer les deux tiers de leurs budgets, le tiers restant étant transféré à l'Ordre national. Cette répartition répondrait aux principes de la régionalisation avancée et améliorerait l'efficacité de la gestion sanitaire locale.