Le président américain Donald Trump a affirmé que l'Iran avait signé un mémorandum d'entente avec Washington par "désespoir". Il a précisé que les États-Unis ne verseraient "aucun argent" à Téhéran, pas même "dix centimes", pendant la période de 60 jours prévue par l'accord.
Report des négociations en Suisse
Ces déclarations sur "Truth Social" interviennent alors que les négociations prévues vendredi en Suisse entre les deux pays pour relancer le processus diplomatique ont été reportées à une date indéterminée.
Le gouvernement suisse a confirmé que les discussions impliquant les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan sont suspendues. Cependant, il a insisté sur sa disponibilité à "faciliter" les pourparlers, avec des "travaux préparatoires" se poursuivant sans indication de nouvelle date.
Visite du président iranien à Islamabad
Le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif a indiqué que le président iranien Massoud Pezeshkian avait accepté son invitation à visiter Islamabad. Il a souligné la "gratitude" de Téhéran pour le "soutien" apporté "pendant les moments difficiles".
Sharif a également remercié publiquement plusieurs personnalités, notamment :
- Le commandant de l'armée, le maréchal Asim Munir
- Le vice-Premier ministre Ishaq Dar
- Mohsin Naqvi
Clarifications du ministère pakistanais des Affaires étrangères
Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a précisé qu'aucun "obstacle" ne se dressait contre la reprise des pourparlers américano-iraniens, ce qui contredit les rumeurs de tensions diplomatiques.
Le Pakistan avait joué un rôle clé dans la médiation menant à la signature initiale de l'accord à distance entre Trump et Pezeshkian, mettant fin à "la guerre sur tous ses fronts", notamment au Liban.
La phase de négociation formelle devait être lancée en Suisse vendredi en présence de Mike Vance, conseiller américain, et de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Majlis iranien, qui avaient co-dirigé une première ronde de discussions directes à Islamabad en avril. Toutefois, Vance a annulé sa venue, tout comme Shahbaz Sharif, dont la médiation avait été décisive.