Données sur les violences en 2025 et 2026
La Cour d'appel d'Oujda a révélé des chiffres alarmants concernant les violences contre les femmes et les enfants en 2025 et 2026. Pour l'année judiciaire 2025, les statistiques sont les suivantes :
- 107 affaires enregistrées
- 122 personnes poursuivies
- 113 victimes
- 95 cas de viols sur mineurs avec violence
En 2026, la situation reste préoccupante avec :
- 35 dossiers en cours
- 59 victimes touchées
- 55 prévenus
- 30 viols sur mineurs avec violence
Présentation des données par la Commission régionale
Ces données ont été présentées lors de la réunion périodique de la "Commission régionale pour la prise en charge des femmes et des enfants victimes de violence", présidée par Mustafa Yertawi, Procureur Général du Roi près la Cour d'appel d'Oujda. Cette instance s'inscrit dans le cadre des directives royales visant à protéger les catégories vulnérables et à appliquer les politiques pénales du ministère public.
Appel à la mobilisation collective
"La protection des femmes et des enfants en situation de vulnérabilité n'est pas la responsabilité d'un seul secteur, mais une responsabilité collective,"
a souligné M. Yertawi dans son discours d'ouverture. Il a insisté sur la nécessité d'une mobilisation commune des institutions, du pouvoir judiciaire et de la société civile pour faire face à ces défis.
Statistiques supplémentaires sur les violences
Les statistiques détaillées par le Procureur Général incluent des cas de :
- Traite des êtres humains parmi les mineurs
- Enlèvement et séquestration
- Négligence d'enfant
Pour l'année 2025, les violences physiques avec incapacité permanente figurent également parmi les infractions recensées.
Malgré ces données "très inquiétantes", M. Yertawi a exprimé son optimisme, soulignant les "points forts" du système national, tels qu'une législation avancée et l'engagement des partenaires institutionnels. Il a appelé à identifier les obstacles pratiques au traitement judiciaire de ces affaires afin de formuler des recommandations ambitieuses d'ici la fin de l'année judiciaire 2026.
Le responsable a insisté sur l'importance de garantir la dignité, la sécurité et la réintégration sociale des victimes. Les travaux de la commission visent à améliorer la coordination entre les acteurs concernés et à renforcer l'efficacité des mesures de protection sur le terrain.