Présentation de l'Expérience Marocaine
Le délégué interministériel chargé des droits de l'homme, Mohamed El Habib Belkouch, a présenté jeudi à Genève l'expérience marocaine en matière d'intégration de la prévention de la corruption et de la protection des droits de l'homme. Cette présentation a eu lieu lors d'une rencontre parallèle organisée par le Maroc en marge de la 62e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
Convention de Coopération
Belkouch a souligné l'existence d'une convention de coopération entre la Déléguée interministérielle chargée des droits de l'homme et l'Instance Nationale de la prévention et de la lutte contre la corruption.
- Cette convention illustre l'importance d'une approche combinant :
- Gouvernance responsable
- Lutte contre la corruption
- Défense des droits humains
Interdépendance entre Droits Humains et Lutte contre la Corruption
Le responsable marocain a insisté sur le lien étroit reconnu par la communauté internationale entre le renforcement des droits humains et la prévention de la corruption.
"Ces deux domaines se renforcent mutuellement" , a-t-il affirmé, citant la Déclaration de Marrakech et la Convention des Nations Unies contre la corruption comme cadres de référence.Résolution 59/6 et Évolution des Priorités Mondiales
Il a rappelé que la résolution 59/6, adoptée par le Conseil des droits de l'homme en juillet 2025, marque une avancée significative. Cette résolution reconnaît explicitement l'interdépendance entre les droits humains et la lutte contre la corruption.
Selon Belkouch, cette prise de conscience internationale traduit une évolution des priorités mondiales. Le délégué a mis en garde contre les effets dévastateurs de la corruption sur l'accès à la justice, à la santé, à l'éducation et aux services publics. "Toute ressource détournée prive les citoyens de droits fondamentaux et creuse les inégalités", a-t-il déclaré, soulignant que les femmes, les enfants et les groupes marginalisés en sont les premières victimes.
Organisée en collaboration avec la Mission permanente du Maroc à l'ONU à Genève, la rencontre a réuni des experts internationaux de premier plan, dont le doyen de l'Académie internationale de lutte contre la corruption à Vienne, Drago Kos, ainsi que des représentants du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.